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DAOUDA KARABOUE
PALMARES
En équipe de France :
JO → Champion Olympique 2008 à Pékin
Euro → Champion d'Europe 2006 et 2010, Médaille de Bronze 2008 en Norvège
Mondial → Champion du Monde 2009 en Croatie, Médaille de Bronze 2005 en Tunisie
En club :
2010 : champion de France, vainqueur de la Coupe de France et Coupe de la Ligue
2009 : champion de France, vainqueur de la Coupe de France, élu meilleur gardien du championnat de France
2008 : champion de France, vainqueur de la Coupe de France et Coupe de la Ligue, élu meilleur gardien du championnat de France
2007 : vainqueur de la Coupe de la Ligue et vice Champion de France
2006 : champion de France, vainqueur de la Coupe de France
2005 : champion de France, vainqueur de la Coupe de France, vainqueur de la Coupe de la Ligue, demi-finaliste de la Ligue des Champions
2001 : vainqueur de la Coupe de France
2000 : champion de France, vainqueur de la Coupe de France
1999 : champion de France, vainqueur de la Coupe de France
1998 : champion de France.
LE FILS DE LA TERRE
Aujourd'hui, il milite pour le handball d'Afrique, fournit des équipements, dispense des conseils et produit même de l'information sur la discipline pour «ces gosses qui ont un potentiel et une envie formidables». Hier, il était un gamin solitaire, livré à lui-même, déraciné et mélancolique.
L'histoire de Daouda Karaboué est tout à fait singulière. Avant de devenir le gardien numéro un de Montpellier, le lieutenant de Thierry Omeyer en équipe de France s'est hasardé sur des pentes incertaines, des chemins de traverse. A dix ans, son père, diplomate, chauffeur de Madame Houphouët-Boigny, l'épouse du président de la République de Côte d'Ivoire, l'inscrit dans une institution cannoise, la Sainte-Famille. Le football y est interdit, alors le gaillard se penche vers le handball. Et comme personne ne voulait aller dans les buts, il se retrouve grand défenseur de la noble cause...
Au foyer toute la semaine, loin de sa famille, d'un père qu'il ne voit que tous les deux ans, l'ancien de Cocody trouve dans la discipline matière à se construire. Il défend les couleurs de Mandelieu-La Napoule, tape vite dans l'oeil des recruteurs. A dix-sept ans, son père lui propose de retourner au pays. Il privilégie l'aventure et répond à l'aguichante invitation du Montpellier Handball.
Son destin semble tracé. En dépit d'un apprentissage embrouillé, des difficultés à apprivoiser les exigences du haut niveau, il franchit les étapes et rafle les galons. On le pense installé. Il choisit le contre-pied. Direction la Bundesliga, où son club, Hameln est très vite miné par des problèmes d'argent. Il rebondit en Suisse, aux Grasshoppers de Zürich, perd provisoirement le contact avec l'élite.
En janvier 2004, il obtient une naturalisation demandée cinq années plus tôt... Il se décide alors à renouer avec l'excellence, retourne à Montpellier et bosse comme un damné. Il apprivoise vite le niveau et finit par décider Claude Onesta à le tester en équipe de France.
Pas forcément emballé au début, cet enfant de la terre finit par se laisser prendre au jeu. Il redouble d'efforts à l'entraînement, gomme, l'un après l'autre, ses adorables travers. Il se plie à la discipline, apprend la ponctualité... Et s'installe durablement dans la famille bleue...
A trente-deux ans, il a réalisé avec Montpellier la meilleure saison de sa carrière. Homme de base du troisième triplé héraultais, souvent intraitable, toujours précieux, Doudou est devenu à Pékin Champion Olympique avec l’Équipe de France.
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